Vie affective

  • Vie affective et sexuelle : Les professionnels de l’APF en Auvergne souhaitent briser le tabou

     

    Le 6 Juin 2013, les professionnels des délégations, structures et services de l’APF en Auvergne se sont réunis pour aborder la question du désir de vie affective et sexuelle, exprimé par certains usagers.

    Répartis dans deux groupes de travail, les professionnels ont listé un certain nombre d’interrogations : Quelles actions peut-on proposer aux personnes pour répondre à leurs demandes, sans se mettre en contradiction avec le cadre légal ? Quelles réponses peuvent-elles trouver en dehors de l’institution ? ou encore comment garantir la protection de l’intimité des personnes en institution ?

    Deux intervenants sont venus éclairer ces questionnements dans la deuxième partie de ce temps de rencontre, à savoir Linda Ahouar, directrice du service juridique de l’APF et François Crochon, représentant d’un centre ressources sur la question du handicap et des sexualités (CERHES).

    Les repères juridiques ont été posés, permettant de clarifier les risques inhérents aux pratiques de chaque professionnel souhaitant apporter une réponse aux demandes qui lui sont adressées.

    Résultat : peu de marges de manœuvres pour les professionnels qui doivent à la fois protéger leur intégrité, celle des personnes et respecter la loi sur la prostitution sous peine de condamnations.

    Il existe pour autant un certain nombre de besoins sur lesquels il serait important d’intervenir, et dont la prise en compte n’expose à aucune sanction pénale : informer sur la sexualité avec des outils adaptés à tous les niveaux de compréhension, développer la consultation de professionnels extérieurs à la structure lorsque l’accessibilité le permet (sexologue, psychologue, urologue, gynécologue), restaurer l’image du corps, réparer l’estime de soi ou encore travailler sur sa communication verbale et non verbale pour se sentir mieux dans les relations.

    Cette journée constitue l’étape préparatoire du projet de base :

    Organiser une rencontre régionale entre les professionnels, les personnes en situation de handicap et leur famille pour trouver des pistes de réponse aux demandes exprimées par les usagers. Elle devrait avoir lieu courant 2014.